BARRAGES DU BASSIN DE L’OISE

L’Oise a fait l’objet de plusieurs inondations dommageables aux biens dans les années 1990. Afin de limiter ces inondations, des études, concertations et travaux ont été menés par l’Entente Oise-Aine, établissement territorial public de bassin. Des plans d’actions et de prévention des inondations (PAPI) ont été définis avec les services de l’état. Ils ont conduit à étudier à l’échéance 2013 (travaux à l’échéance 2016) 7 barrages. Quant est-il aujourd’hui?

Deux barrages sont effectifs :

  • Longueil-Sainte-Marie, à l’aval de Compiègne, à la capacité la plus importante (15 millions m3), est en état de remplir son rôle d’écrêtement de crue, mais heureusement n’a pas eu besoin de fonctionner depuis 10 ans.
  • Proisy (4 millions m3), à l’amont de Guise a déjà protégé cette ville en janvier 2011.

D’autres projets sont étudiés et ont pris du retard. Seul, le site de Saint-Michel constitue un projet avancé.

  • Saint-Michel et Wattigny (4 millions m3), à l’amont d’Hirson à la frontière belge. Son dossier est au stade de l’étude d’impact avec des retards résultant de la nécessité de compensations pour protéger des espèces rares.
  • Montigny-sous-Marle, sur la Serre, affluent de l’Oise
  • Varennes en Argonne, sur le bassin de l’Aisne. Compte-tenu des oppositions locales, ce site est gelé.
  • Savigny-sur-Aisne
  • Les crêtes pré-ardennaises, barrage plus secondaire, également sur l’Aisne

Le projet mageo va modifier les conditions de gestion et d’efficacité de Longueil Sainte Marie dont la capacité sera réduite de 3 millions m3. Voies Navigables de France devra aménager des sites de compensation. Le site de la forêt d’Halatte est envisagé. Selon les simulations de crues, il ne sera pas suffisant pour compenser l’impact du projet mageo. Il faut relativiser néanmoins l’impact d’écrêtement de ces barrages sur l’aval du bassin. Il se limitera à quelques centimètres.

Avant tout, il est primordial de limiter les risques en cessant d’aménager toujours plus de programmes immobiliers ou d’infrastructures, consommateurs d’espaces naturels, en zone plus ou moins inondables, hors zone rouge inconstructible des PPRI (plans de prévention des risques d’inondations). Ce devrait être une évidence environnementale et économique.